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"Le vrai ennemi de l’amour, ce n'est pas l'autre — c'est notre ego.”

"Cette situation me fais penser à X, c’est typiquement elle/lui ça." Tu as déjà pensé ça en écoutant une prédication, une conversation, ou même un simple conseil d'ami lors d’un échange de groupe ? Moi oui. Et c'est exactement là que tout se bloque.

(Photo / ICC Cité Royale) - © 2026 Tous droits réservés.

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Par Olanda, Rédactrice.

Temps de lecture : 3 min


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Intégralité du message


Prédicateur : Apôtre Yvan Castanou

https://www.youtube.com/live/sEgQBn60gJ8?si=bMb0NJ_HghisAJwB

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Observer le défaut chez l’autre : notre premier réflexe de survie

“Il arrive parfois dans notre vie en Christ que…”

Il y a un mécanisme presque automatique en nous : dès qu'un message touche à un aspect délicat telle que l'humilité, le pardon, l'amour (ou non) envers les autres , nos pensées cherchent instinctivement une porte de sortie, quelqu'un de notre cercle proche (famille, amis, collègue, voisin) chez qui coller l’étiquette de “celui qui se rapproche” de la situation qu’on nous décrit.

On en vient parfois même à être très fière d’exprimer dans notre tête : "J'espère que mon mari entend ça." "J'espère que ma sœur comprend enfin." Etrangement, il est plus rare que l’on puisse instinctivement s’imaginer ou se dire : "Ce message est pour moi."

Bien qu’il pourrait s’y apparenté, ce n'est pas toujours fruit d’une méchanceté ou hypocrisie volontaire. C'est ce que la bible appelle un cœur "tortueux*" — un cœur complexe qui préfèrera à titre d’exemple, regarder dehors plutôt que dedans, parce que regarder “inside me**”, ça fait mal. Dans son message, l’apôtre Yvan CASTANOU affirma la vérité suivante : "La parole est pour toi, mais tu penses qu'elle est pour quelqu'un d'autre"

Il nomme ce mécanisme de déviation avec une précision fine : "il y a de l'orgueil dedans, de l'arrogance, de la séduction."

On comprend alors que ce qui en apparence nous semble anodin, est finalement le point de départ de tout ce qui nous paralyse.

*/Réf. (Bible) — *Jérémie 17.9 - "Le coeur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : Qui peut le connaître ?” / Trad. — *(à l’intérieur de soi).

Pourquoi cette fuite bloque tout ?

Le problème, c'est que tant que le regard reste tourné vers l'extérieur, rien ne peut changer à l'intérieur. On peut prier des années, fréquenter les bons lieux, dire les bonnes phrases — si le cœur ne s'examine jamais lui-même, aucune fondation ne se construit. On avance en apparence, sans avancer en vérité.

Et cette fondation manquante, ce n'est pas un détail technique. C'est la condition pour que quoi que ce soit tienne dans la durée — un couple, une guérison intérieure, une réussite. Sans elle, tout ce qu'on construit reste fragile, prêt à s'effondrer à la première tempête.

Ce qu’on nous invite surtout retenir, c’est que la parole est un miroir — elle est faite pour se regarder soi-même**, pas pour juger les autres, ni fuir notre propre personne.**

Le premier Amour face à soi.

Ainsi, retourner au premier amour face à l’orgueil , ce n’est pas s’attacher à une émotion ou se voiler la face. C’est reprendre une position : celle où l’on cesse de regarder les autres pour d’abord se laisser regarder soi-même. C’est accepter de dire, en premier : "c’est pour moi."